Pendant que tu fais des crêpes
Je farfouille sur le web.
Pas de recettes cette fois, pas de bricolage non plus.
2 sujets en boucle : la tempête ici
le tremblement de terre là bas.
L’éventualité des dégâts ici
l’état des lieux qui commence là bas.
moi ici
Bertrand la bas
où comment avoir un blog te lie avec des gens de partout.
Quand je compte mes ardoises fragiles
lui rassure les gens loin et cherche ceux sur place.
ça remet bien les pendules à l’heure ce décalage.
Tu trouves pas?
au bonheur des pauvres
Il y a 10 ans , je m’amusais de ceux qui jouaient au loto.
Comment des gens saints d’esprits pouvaient parier de l’argent chaque semaine dans l’espoir d’un gain faramineux qui statistiquement ne leur reviendrait sans doute jamais ?
Bien dans ma vie, j’étais totalement étrangère à ce besoin étrange qui rendait hystérique mon voisin quand approchait la super cagnotte.
La vie était plutôt belle et même si nous ne roulions pas sur l’or nous étions heureux.Sans besoin réel.
Aujourd’hui je me sens comme malade de ce manque d’argent, du truc en plus qui rendrait la vie plus facile à ma tribu. Le prix des écoles, de la fac, le permis à passer, les chaussures trop usées pour être rafistolées…
Toutes ces choses minent le bout de sérénité enfin retrouvée.
Alors je fais comme les autres: je dépose ma dîme sur le comptoir et je fais celle qui s’en moque, légèreté dans les mots , presque frondeuse je me gausse de cet appât du gain qui nous tient tous, me tient aussi…
comme la peur d’avouer que bordel moi aussi j’en rêve de gagner leur cagnotte
pour enfin offrir sans plus compter.